12e du Tour du Doubs, Paede Müller passe le test

Course de costauds, ce dimanche, sur le Tour du Doubs. La 13e manche de la Coupe de France, disputée sur les routes escarpées du Jura, s’est jouée à la pédale et a confirmé le retour en forme du Suisse Patrick Müller. Le néo-professionnel âgé de 22 ans, opéré de l’artère iliaque en avril dernier, a décroché la 12e place au terme d’une épreuve où il était manifestement impossible de tricher. La condition physique et la volonté des protagonistes se sont avérées primordiales.

 

«En discutant individuellement avec les gars hier soir, il était difficile de désigner lequel de nos coureurs était à protéger, explique Gilles Pauchard, le directeur sportif du Vital Concept Cycling Club sur le Tour du Doubs. Finalement, il n’y avait pas grand-chose à faire collectivement sur un tel parcours, où les qualités physiques individuelles étaient essentielles. Ce sont les AG2R La Mondiale qui ont contrôlé la course et tout s’est décidé à 60 km de l’arrivée, au pied de l’avant-dernière ascension.» C’est à ce moment que cinq coureurs sont parvenus à s’extraire du peloton, parmi lesquels Romain Bardet et Julien Simon, futur vainqueur. Derrière, c’était sauve-qui-peut.

 

«Les cinq de devant sont partis dans un faux-plat alors que le rythme était très élevé dans cette avant-dernière montée», précise Patrick, qui évoluait aux premières loges. «Il y avait des coureurs un peu partout, poursuit le directeur sportif, avec notamment un groupe de vingt coureurs où Patrick avait trouvé sa place, puis un groupe d’une dizaine où Kevin (Reza) résistait bien. Tanguy (Turgis) et Arnaud (Courteille) étaient un peu derrière. Lorsque le groupe de Kevin est rentré sur celui de Patrick, le but était de placer ce dernier au mieux avant le Larmont, la dernière difficulté du jour.»

 

La Rez au service du soldat Müller

 

Stratégie parfaitement mise en place par «La Rez’», à écouter le longiligne Suisse, qui bascula au sommet du Larmont dans les dix premiers de la contre-attaque. «J’ai fait toutes les ascensions dans les cinq, dix premières positions du peloton et Kevin m’a admirablement soutenu à l’approche du dernier col. Je commençais à douter car je souffrais de crampes mais il m’a rassuré et demandé de faire l’ascension comme je le pouvais, en songeant aux échéances qu’il reste cette semaine et d’ici la fin de saison. Au final, je suis satisfait de la manière dont mes jambes ont répondu mais le résultat n’est pas génial. J’avais de bonnes pattes, j’ai tenté d’attaquer dans la dernière descente puis j'ai raté mon sprint. Hier soir, nous n’avons pas désigné de leader unique car, sur ce type de parcours, à quoi bon ? Nous sommes tous adultes et assez honnêtes pour se dire, au fil de la course, comment chacun se sent physiquement et qui il faut aider. Nous avons fait ce qu’il fallait et, personnellement, j’espère continuer de progresser et décrocher de meilleurs résultats dans les jours et semaines à venir.»

 

Mercredi, le Club sera au départ du GP de Wallonie, une semi-classique de fin de saison qui s’achèvera à la fameuse citadelle de Namur, où Patrick Müller pourrait encore faire parler de lui, aux côtés notamment des puncheurs Kevin Reza et Tanguy Turgis.

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