9e du GP de Wallonie, la Rez’ est en jambes

Ils étaient nombreux, les coureurs Glaz et Noir, à vouloir se mettre en évidence sur les routes exigeantes du sud de la Belgique, ce mercredi au GP de Wallonie. Semi-classique réputée, réservée aux puncheurs avec arrivée sur les hauteurs de Namur, la course s’est décantée dans les 30 derniers kilomètres, au cœur des Ardennes.

 

Sorti dans la côte de Lustin, à 26 km de l’arrivée, Kévin Reza a tenu la baraque et accompagné un groupe de costauds jusqu’au final, où tout s’est joué dans la montée vers la Citadelle. «Je n’avais pourtant pas de bonnes jambes en début de course, confie le Francilien adepte des courses au profil toboggan. J’en ai fait part à Julien Morice, mon chien de garde aujourd’hui, avant de décider d’aviser au fil des kilomètres… Le GP de Wallonie est une course que j’apprécie et connais bien pour y avoir souvent participé. Lorsque le bon coup est parti, je me suis lancé dedans sans réfléchir et en pensant «advienne que pourra !».

 

L’adrénaline s’est déclenchée et m’a bien débloqué. J’ai serré tout ce que je pouvais serrer (sic) et ai bataillé jusqu’au bout. J’ai failli craquer sur certaines portions où le vent soufflait de côté mais, avec vingt coureurs dans le groupe, j’ai pu sauter quelques relais de temps en temps. Ensuite, j’ai coincé quand les plus forts ont attaqué à 1,5 kilomètre de l’arrivée mais je n’ai pas lâché, en tâchant de lisser mon effort. C’était finalement une journée où la santé allait bien…» Avec une forme en dents de scie depuis la reprise début août, «La Rez’», 9e sur la ligne d’arrivée, tâche de profiter des jours «avec» et de plier les ailes en prenant sur lui dans les jours «sans». Il sera de nouveau en course vendredi, sur le Championnat des Flandres, et samedi, sur la Primus Classic.

 

«Ce GP de Wallonie fait partie des journées où les gars ont eu le comportement que je voudrais voir sur toutes les courses, se réjouit Didier Rous, le directeur sportif des Glaz et Noir. Au-delà du résultat brut, l’équipe a couru soudée, présente à l’approche des endroits stratégiques et prête à sauter dans les coups. Après la course, j’ai vu des sourires sur les visages malgré la fatigue. Courir de cette manière, sur un tel parcours et avec cette volonté, est une victoire en soi. Les gars ont fait ce qu’il fallait pour être devant et, lorsque Kévin s’est retrouvé dans l’échappée, il a su ne pas se livrer à du « hourra vélo » qui l’aurait probablement empêché d’être présent dans le final. Ce soir, tout le monde peut avoir le sentiment du devoir accompli. Les gars ont assumé et les plus jeunes continuent d’apprendre.» Ambitieux au départ de la course, les néo-professionnels Patrick Müller et Tanguy Turgis, au combat toute la journée, ont respectivement terminé 23e et 34e. Le métier rentre.

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