Bryan, à un quart de roue près

Le Coq est passé tout près de sa 4e victoire de la saison, ce jeudi, au terme des 193 kilomètres de Paris-Bourges. Parfaitement emmené par ses coéquipiers Glaz et Noir toute la journée, Bryan s’est incliné pour quelques centimètres derrière Valentin Madouas, rescapé d’une échappée où Quentin Pacher aura admirablement joué son rôle d’équipier en protection de son leader.

 

Couru sous le soleil, ce 68e Paris-Bourges n’a pas ressemblé à une course de fin de saison tant le rythme et l’investissement des coureurs fut important. Après un début d’épreuve au scénario traditionnel où l’échappée matinale a occupé les avant-postes sans inquiéter le peloton emmené par le Vital Concept Cycling Club, la course s’est emballée à 65 kilomètres de l’arrivée, dans la Côte du Graveron, deuxième difficulté de la journée. Un groupe de costauds sortait en contre-attaque et revenait vite sur la tête. Dans son rôle et à sa place, Quentin Pacher représentait les Glaz en songeant à Bryan.

 

«Nous avions décidé de prendre la course en main dès le début de course, détaillait le récent 2e de la Famenne Ardenne Classic. Nous gardions en tête qu’il y avait des difficultés susceptibles de relancer la course à mi-parcours et c’est là qu’il fallait que je sois capable de suivre le mouvement.» Présent dans ce groupe de huit coureurs, Quentin faisait le jeu de l’équipe et observait le peloton revenir à trois kilomètres de l’arrivée. C’est là que le jeune Madouas anticipait un sprint massif en sortant du groupe de tête. «Mon rôle était de revenir au soutien de Bryan à l’avant du peloton, poursuit Quentin. C’était le plan et j’aurais décidé de jouer la gagne si l’échappée avait compté plus d’avance. Pas là.»

 

Bryan Coquard, jump retrouvé !

 

Derrière le dernier fuyard, le peloton était emmené par les Glaz et Cofidis, obsédés par un sprint massif. Et puis, à 300 mètres de la ligne… «il y a eu un léger temps mort qui nous coûte la victoire, explique Bryan. L’équipe a eu confiance en moi et a super bien roulé toute la journée. Quand je lève la tête aux 300 mètres, je décide de lancer le sprint. Sur la ligne, je jette mon vélo mais je suis battu pour quelques centimètres. Il n’y a pas de grande déception même si, si la ligne avait été tracée deux mètres plus loin, c’est moi qui gagnais. C’est une énième deuxième place pour l’équipe (la 13e, précisément) et pour moi (Bryan a terminé 7 fois 2e cette saison). C’aurait été mieux de convertir ces deuxièmes places en victoire mais c’est le sport… Félicitations à Valentin, qui a bien anticipé le sprint. Il n’y a vraiment rien à nous reprocher.»

 

De retour à la compétition voilà deux semaines après s’être fracturé l’omoplate sur le Tour du Limousin, Bryan est de retour en excellente condition. «Jusqu’à mardi, j’étais sur la pointe des pieds car Lorrenzo (Manzin) et Jonas (Van Genechten) marchent bien depuis mon absence mais hier, à la veille de la course, j’ai pris mes responsabilités car l’enchaînement Paris-Bourges/Tour de Vendée était mon but en reprenant l’entraînement. Le point positif de la journée, c’est la façon dont j’ai réussi à accélérer en lançant le sprint. J’ai décidé, c’est parti tout de suite. Grâce au jus que j’ai accumulé, au travail effectué et aux trois jours passés sur la piste le week-end dernier, j’ai retrouvé mon jump. J’ai beaucoup travaillé pour revenir au niveau et je suis content d’être là aujourd’hui. Samedi, je serai sur le Tour de Vendée pour gagner puis je disputerai la poursuite par équipes lors de la manche de Coupe du Monde sur piste de Saint Quentin-en-Yvelines.»

Ensuite seulement, il sera temps de songer aux vacances. En attendant, cap sur la Vendée !

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