Denain, du vent, du froid et une déception

« Cette course devait nous convenir, avec ses secteurs pavés et son profil taillé pour nos spécialistes de classiques, mais on a pris une petite claque aujourd’hui. » Jimmy Engoulvent a eu du mal à cacher sa déception après l’arrivée du 60e GP de Denain, où les conditions météo ont poussé l’organisateur à supprimer la majeure partie des secteurs pavés au programme. La pluie et la neige tombées dans les heures précédant la course ont incité l’organisation nordiste à réduire l’épreuve à 170 km, le peloton n’empruntant que l’ultime secteur pavé, à trois reprises sur le circuit final. « Si l’ensemble des secteurs pavés avait été maintenu, cela aurait sans doute été encore plus dur pour nous », souligne le directeur sportif du Vital Concept Cycling Club.

 

Malade, Julien Morice a dû rapidement renoncer, tandis que Jonas Van Genechten a souffert du dos et Marc Fournier subi un contre-coup de son très bon retour à la compétition, vendredi à Handzame. Avec seulement quatre coureurs encore dans le peloton à mi-course, difficile de courir groupés et efficace, comme ce type de courses l’exige. C’est à 20 km de l’arrivée que Jérémy Lecroq, Kris Boeckmans et Adrien Garel ont lâché prise, craquant sous l’accélération des coureurs de Direct Energie. Bert De Backer fut le dernier et le seul « Glaz » à tenir bon. « J’ai terminé les jambes vides, confie notre « doyen » belge, 13e sur la ligne. Avec plusieurs équipes comptant plus de deux coureurs dans le groupe de tête, je ne pensais pas qu’un homme pourrait s’imposer en solitaire… » C’est pourtant ce qu’il advint, son compatriote Kenny De Haes, attaquant victorieusement dans le dernier kilomètre. Prochain rendez-vous pour les Glaz et Noir en terres nordistes : La Panne Classic, ce mercredi. L’occasion de vite rebondir.