En Bretagne, des Glaz et Noir hyperactifs

Quelle journée ! Vingt-quatre heures après une étape rendue difficile par les conditions météo, la 4e étape du Tour de Bretagne a été courue sur un rythme effréné, la faute aux nombreuses échappées ayant animé l’étape entre le Finistère et le Morbihan. Sur les 162,4 km entre Clohars-Carnoët et Grand-Champ, le Vital Concept Cycling Club a été de tous les coups ou presque.

 

Présent dans toutes les échappées jusqu’au circuit final, avec une palme au «super-attaquant» du jour, Marc Fournier. «On ne voulait pas manquer la bonne, explique le «Glaz» le plus actif du jour. Malheureusement, on a beaucoup de gars sur le dos et, lorsque l’on sort ensemble, ils ne roulent pas avec nous. C’est le cas pour toutes les équipes Continentale Pro mais à nous de continuer, d’insister, car cela va forcément craquer à un moment. Si ça ne craque pas, je n’y comprends rien...»

 

«C'est une étape constructive pour nous»

 

Marquée par une grosse chute intervenue à mi-course, l’étape laissera des traces. Sur la ligne d’arrivée, où Julien Antomarchi s’est imposé en solitaire, le premier de nos représentants est Johan Le Bon, 15e à 24’’ du vainqueur du jour, classé dans le même temps que Tanguy Turgis (21e), Justin Mottier (58e) et Adrien Garel (61e), touché au genou dans la chute du jour mais toujours vaillant. Et malgré le manque de réussite, pas question de baisser les bras chez les Glaz.

 

«L’étape était différente de ce que l’on a connu jusqu’ici, explique le directeur sportif Yvonnick Bolgiani. Le parcours était exigeant et l’étape très nerveuse. Il y avait beaucoup moins de vent qu’hier mais il était favorable, cela a donné une course de mouvements, des échappés qui partaient à tour de rôle. Sur l’essentiel de l’étape, on n’a jamais loupé un coup. Il nous a juste manqué un petit quelque chose sur le circuit final mais cela reste une étape constructive pour nous. Chaque équipe veut défendre sa part du beefsteak et le peloton ne veut pas laisser partir nos coureurs. On n’est pas aux toutes premières loges au classement général mais on garde petite pancarte dans le dos. Il faut continuer à travailler ainsi, les journées passent, la fatigue s’installe chez tout le monde, y compris chez nos coureurs. Il faudra se battre jusqu’au bout. Je ne sais pas si on pourra renverser le classement général mais il y a de la place pour gagner une étape.»

 

46 km/h de moyenne après 3 heures

 

Même son de cloche chez Justin Mottier, qui songe déjà aux jours à venir. «Après la journée d’hier, on avait bien compris que ce serait difficile pour nous d’aller dans les échappées. Aujourd’hui, on ne voulait pas lâcher le morceau, notre but était d’avoir toujours un gars dans les coups. Résultat : les différentes échappées n’ont jamais connu plus de 45’’ d’avance et, après trois heures, la moyenne affichait près de 46 km/h. La journée a été très éprouvante. On pensait que tout le monde fatiguerait au bout de quatre jours mais il reste beaucoup de très bons coureurs au sein du peloton. Tanguy et Johan sont nos deux meilleurs représentants au classement général (respectivement 13e, à 1’02 du Norvégien Darman Dahl, et 39e, à 1’18). Avec l’accumulation de la fatigue, cela va devenir de plus en plus dur pour tout le monde et les trois dernières étapes s’annoncent aussi difficiles, sinon plus, qu’aujourd’hui. Il y a de quoi faire pour faire bouger les choses.»

 

Dimanche, le peloton mettra cap au Nord pour rallier Plancoët (Côtes d’Armor) depuis Colpo (Morbihan). 155 km escarpés via la redoutable côte de Bel Air et celles de Jugon les Lacs puis de Pleven avant la montée vers la ligne d’arrivée, à escalader à cinq reprises. Un terrain pour faire bouger les lignes !

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