L’Amstel, un cran au-dessus

Journée mitigée sur la prestigieuse Amstel Gold Race, ce dimanche. Au terme d’une journée menée tambours battant sur les collines du Limbourg, Quentin Pacher est le seul coureur du Vital Concept Cycling Club à figurer au classement, en 30e position. Longtemps présent aux avant-postes, Bryan Coquard a lâché prise à 30 km de l’arrivée et terminé à plus de 10 mn du vainqueur le Danois Michael Valgren, sans être classé.

 

Au terme des 263 km du jour, le directeur sportif Didier Rous tirait un bilan contrasté : «Quentin a réalisé une belle performance, il lui a manqué un petit quelque chose dans l’avant-dernier mont pour basculer avec les meilleurs. Il en manque aussi un peu à Bryan, qui s’est pourtant beaucoup entraîné, a fait tous les sacrifices nécessaires mais n’est pas au niveau auquel il espérait. Il a fait ce qu’il fallait faire et a consenti tous les sacrifices nécessaires pour être performant sur cette course.»

 

À chaud, le technicien ne trouve pas d’explication évidente à la contre-performance du leader Glaz. «Voilà un mois que l’équipe traverse une passe compliquée. On en termine avec un premier cycle de saison. Après la Flèche, l’équipe sera sur le Tour du Jura. Le Tour de Bretagne ne commence que dans 10 jours et certains vont observer une coupure. A nous de faire en sorte que les gars ne baissent pas les bras. Nous restons optimistes et devons garder la ligne de conduite que nous suivons depuis l’avant-saison. Toutes les équipes ont connu ce genre de phases, nous la traversons aujourd’hui et allons nous en remettre. Tout le travail fait depuis cet hiver va payer. Il faut rester sérieux, motivés et optimistes. L’exemple à suivre aujourd’hui, c’est Quentin. Il est sérieux, il fait le job et il en récolte les fruits. Il progresse et tient son rôle en étant efficace dans toutes les courses auxquelles il participe. On ne demande pas plus : se battre au bout et croire en ses moyens. C’est cet état d’esprit que l’on veut garder dans l’équipe.»

 

Quentin Pacher, satisfaction Glaz du jour, a montré la voie à suivre même s’il a passé une fin de journée à bout de forces. «C’était une grande journée de vélo, se réjouit le puncheur libournais. L’Amstel est une grande course, j’ai pu le vérifier grandeur nature. Je n’avais jamais fait de classique de ce niveau et n’avais jamais côtoyé les Sagan, Valverde et autres… Dans le final, après six heures de vélo, j’ai bien vu que je n’étais entouré que de champions. Ca fait bizarre mais c’est motivant pour s’accrocher encore plus. Ce qu’il m’a manqué ? Avoir déjà fait des courses de ce style. De l’expérience, un peu de force aussi. Il n’y a pas de secret : au dernier passage du Cauberg, ça se joue « à la jambe », je suis encore avec les meilleurs mais, à cause de l’accumulation des efforts, l’avant-dernier mont –pourtant pas bien long- m’a presque semblé être aussi dur que le Tourmalet (sourires).»

 

Mercredi, il sera au départ de la Flèche Wallonne avec un statut de coureur protégé… et peut-être à surveiller, compte-tenu de sa performance dominicale. «La Flèche est plus courte que l’Amstel, elle me convient peut-être encore mieux et elle arrive vite. Je dois récupérer dans un premier temps mais on attend tellement longtemps cette période des classiques que c’est maintenant qu’il faut en profiter. Ça passe trop vite…» Rendez-vous mercredi, au sommet du Mur de Huy !

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