Le «vrai» Tour de Bretagne a commencé

Sous un ciel chaotique, balayé par le vent et déversant de fréquentes averses, la troisième étape du Tour de Bretagne a mis les organismes à l’épreuve et créé quelques écarts au classement général. Les Glaz et Noir ont pesé sur la course sans être récompensés de leurs efforts. La suite de l’épreuve s’annonce passionnante…
 
Au départ de Baden, à regarder les pins bouger sous le souffle d’un fort vent du sud-ouest, il semblait déjà clair que la journée serait mouvementée, et pas seulement pour les arbres du Golfe du Morbihan… Lancé à vive allure, le peloton a laissé quatre coureurs sortir avec une avance maximale de 2 minutes. Sur les reliefs du centre Morbihan, la course a pris une nouvelle tournure après 80 km, en haut de la côte de Ty Bezen, la deuxième difficulté de la journée balayée par le vent.
 

Déçu, pas abattu !


Décidés à lancer une course de mouvement, Johan Le Bon et Tanguy Turgis sont rentrés sur la tête de la course avant de temporiser, conscients qu’il serait dur d’effectuer les 90 derniers kilomètres à l’avant sans en payer la note. La tendance s’est alors inversée pour le Vital Concept Cycling Club. «À cet instant, on a pris un coup de retard que l’on n’est jamais parvenu à rattraper», reconnaît le directeur sportif Yvonnick Bolgiani. Le peloton scindé en quatre parties sous l’effet du vent de côté, c’était un peu «sauve qui peut» à la frontière entre le Morbihan et le Finistère. «On a perdu Marc (Fournier) peu avant le ravitaillement puis Johan a crevé à un mauvais moment, déplore le directeur sportif. Il y avait des groupes partout et il a été attendu par Corentin (Ermenault) qui, contrairement à Jojo, n’est pas parvenu à rentrer sur le premier peloton.» Devant, neuf coureurs s’étaient fait la belle et les Glaz ont pris la barre à l’avant du peloton.
 
Une fois rentrés sur l’échappée après un gros travail d’équipe, Justin (Mottier), Adrien (Garel), Tanguy (Turgis) et Johan ont vu un nouveau groupe sortir à l’approche du circuit final. Dans les rues de Clohars-Carnoët, l’échappée de six coureurs maintenait une avance d’environ une minute tandis que le Vital Concept Cycling Club assurait la poursuite par l’intermédiaire de Justin et Adrien, vaillants équipiers modèles. À l’approche du dernier tour, Tanguy sortait en contre pour se rapprocher le plus possible de la tête de course, où Tony Hurel allait se montrer le plus rapide. 44 secondes après le vainqueur du jour, Tanguy franchissait la ligne en 15e position. Déçu de la tournure des événements mais pas abattu.

 

«Le Tour de Bretagne est loin d'être fini !»

 

«Cette journée va rester dans les organismes. On est enfin sur le Tour de Bretagne que j’ai connu l’an dernier, exigeant et imprévisible. Aujourd’hui, tout a été remis à zéro après 80 km, quand on a repris l’échappée. C’aurait pu être pire mais on ne peut pas se satisfaire de ça. L’équipe et moi-même sommes ici pour faire mieux. L’an passé, la course avait connu des rebondissements jusqu’au dernier jour et ce sera sans doute pareil cette année. L’an dernier, j’ai craqué dans les deux derniers jours car je n’avais pas la caisse. Cette année, j’ai davantage d’expérience… Le Tour de Bretagne est loin d’être fini.» Tanguy Turgis.

 

À ses côtés à l’heure de débriefer la journée sur les home-trainers, Justin Mottier tirait un bilan similaire. «On savait que ce serait une étape compliquée et la pluie l’a rendue vraiment difficile. Aujourd’hui, on n’a personne dans le Top 10, on est déçus de la journée mais la semaine s’annonce encore longue. Personnellement, j’ai eu un coup de moins bien en milieu de course et j’ai voulu me sacrifier pour les gars. Au final, on a limité la casse et on est encore quatre coureurs placés pour le général.» Au-delà du général, il reste surtout des étapes à aller chercher avant l'arrivée finale, mardi à Dinan. A la veille d’une étape qui arrivera samedi à Grand-Champ, à 10 km du Centre de Performance de l’équipe, Tanguy est le Glaz le mieux placé au classement général (14e à 1’02) devant Johan, Adrien et Justin (tous à 1’18 du leader). Corentin et Marc sont au-delà des 17 minutes, prêts à endosser les habits d’équipiers ou de chasseurs de bouquets. Comme le résume Yvonnick au soir d’une journée humide et difficile pour tous, «on a perdu une bataille mais pas la guerre.» Vivement la suite !

Nos partenaires

Vous êtes dirigeant d’entreprise et souhaitez basculer du côté glaz de la Force ? Contactez-nous sans plus attendre : tdesmasures@pce.bike / 06.32.45.28.84