Bienvenue au club !

Deux fois 11e, Adrien Garel repart des Mondiaux « déçu »

2 mars 2018

Deux fois 11e, Adrien Garel repart des Mondiaux « déçu »

« Forcément déçu », Adrien Garel (21 ans), en lice sur deux épreuves lors des Championnats du Monde sur piste disputés cette semaine à Apeldoorn (Pays-Bas). 11e avec le quatuor de la sélection tricolore mercredi, le Francilien du Vital Concept Cycling Club a dû se contenter de la même place le lendemain, lors de l’épreuve du scratch, discipline dont il est le champion d’Europe en titre. Une expérience amère dont il dit avoir déjà tiré des enseignements, notamment que « le scratch se court à 24, pas en ne se focalisant que sur soi-même ». « J’étais dans une excellente condition mais je n’ai pas eu le bon comportement en course. Jusqu’à mon attaque avant la mi-course, tout allait bien mais, une fois sorti seul, j’ai trop attendu le retour de la contre-attaque. En voyant que je me relevais, ils ont levé le pied et c’est rentré de l’arrière. J’aurais dû insister davantage… Ensuite, le Danois, l’Italien et le Biélorusse attaquent et je ne réagis pas car tout le monde savait que ça allait contrer. Du coup, on ne revient jamais sur le trio de tête, ces trois-là finissent sur le podium et il n’y a rien à dire, ils ont parfaitement joué le coup. Personnellement, je pense n’avoir jamais eu d’aussi bonnes jambes, j’étais capable de très bien tourner les jambes malgré un braquet de 53x14 mais je n’ai pas assez couru avec ma tête. Sur le scratch, il faut se méfier de tout le monde et je l’ai oublié, voilà mon erreur. »

 

La veille, lui qui visait un Top 4 sur la poursuite par équipes avait déjà échoué à la 11e place aux côtés de Benjamin Thomas, Florian Maître et Louis Pijourlet. « Nous avons découvert mardi, lors du dernier entraînement, que les bandes glissaient sur la piste. On a pris le départ de la poursuite avec de l’appréhension et cela s’est vu lors de nos prises de relais. On ne retombait pas dans la roue du dernier relayeur et, à partir de la mi-course, tout a commencé à se casser la gueule… Personne n’est tombé mais on a perdu notre homogénéité. Là aussi, j’étais en forme mais ce genre de blocage peut nous arriver à tous. Physiquement, j’ai prouvé que l’équipe pouvait comptait sur moi, que j’avais le niveau et que j’étais prêt à prendre des risques et assumer, même quand ça glisse. Les JO de Tokyo, c’est loin et proche à la fois. L’échéance arrivera vite mais je vais continuer à travailler pour faire partie de l’équipe de poursuite. D’ici 2020, certains routiers peuvent revenir sur la piste en voulant participer aux Jeux, aucune place n’est assurée. »

 

Après un week-end en famille, Adrien renouera avec la route en se joignant au stage de reconnaissance des classiques, en Belgique. « Je suis content de retrouver les gars et de bientôt disputer des courses qui me conviennent », confie Adrien, déjà tourné vers l’avenir et le Ronde Van Drenthe puis le GP de Denain, qu’il disputera après 5 jours de travail sur les pavés et monts flandriens.

Nos partenaires

Vous êtes dirigeant d’entreprise et souhaitez basculer du côté glaz de la Force ? Contactez-nous sans plus attendre : tdesmasures@pce.bike / 06.32.45.28.84