Paris-Roubaix

Paris-Roubaix

Dimanche 8 avril

 Pays : France  |  Classe : 1.UWT  |  Compétition : World Tour

 

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De l'Enfer... au paradis ?

« L’Enfer du Nord », « la Reine des Classiques », appelez-là comme vous le souhaitez, Paris-Roubaix reste une Classique de légende, un Monument que n’importe quel coureur rêve d’accrocher à son palmarès… ou simplement disputer. En 115 éditions, la célèbre classique pavée a eu le temps d’écrire son histoire, riche en faits d’armes, drames et moments de bravoure. Cette année encore, le courage, la force physique, la négation de la douleur et l’acceptation de la souffrance seront indispensables pour espérer poser ses roues sur le vélodrome de Roubaix, au terme des 257 km du parcours.

 

Jimmy Engoulvent, le directeur sportif de l'équipe sur l'épreuve, garde pour elle une tendresse particulière: «Ce qui est paradoxal avec Paris-Roubaix, c’est qu’il s’agit d’une des courses les plus difficiles du Monde mais qu’elle provoque une addiction. Tu en chies pendant des heures, tu trouves cela insurmontable et, quelques heures après l’arrivée, tu voudrais déjà être au départ de l’édition suivante. Tous les spécialistes de cette course ressentent cela.»

 

«Roubaix est une course où l’expérience et la connaissance du terrain priment. Il y a beaucoup de détails à soigner pour éviter ou limiter les chutes, les crevaisons et les erreurs de placements à l’approche des points stratégiques, mais ce n’est pas parce que l’équipe est jeune que l’on y va seulement pour voir. Bert (De Backer) est déjà un spécialiste et certains de nos jeunes coureurs sont appelés à le devenir. Corentin (Ermenault) ou Jérémy (Lecroq) ont le profil pour y réussir. Leur fougue peut nous servir et, si tout se goupille bien, si on est dans un grand jour, la journée peut devenir historique. Pour ma deuxième participation, je me souviens avoir accompagné les meilleurs jusqu’au Carrefour de l’Arbre. J’avais un Top 10 à portée de main et j’ai crevé au mauvais moment. Cela fait partie des aléas sur Roubaix et cela reste mon meilleur souvenir sur cette course. Je souhaite à nos gars de bientôt vivre ces moments… »

 

Au menu du jour : une longue approche à travers les plaines de la Somme avant le premier des vingt-neuf secteurs pavés à affronter, un enchaînement de routes chemins parfois bien peu recommandables, des lieux de légende à franchir sans encombres et le cœur bien accroché, un public chauffé à blanc, des crevaisons, casses mécaniques et chutes à la pelle et, pour les plus valeureux et résistants, la délivrance, enfin. Troisvilles, Haveluy, Wallers, la tranchée d’Arenberg, Beuvry, Mons-en-Pevèle, le Moulin de Vertain ou le Carrefour de l’Arbre… Tous ces noms sont entrés dans l’Histoire et c’est avec une excitation teintée d’appréhension que le Vital Concept Cycling Club découvrira ces terres de légende, après un départ donné à Compiègne.

 

À la barre pour guider les Glaz et Noir et porter le flambeau le plus haut possible, le Belge Bert De Backer devrait être l’homme autour duquel tout tournera. 11e à Roubaix en 2011, 12e en 2012 et 17e en 2016, notre doyen flamand (34 ans) se métamorphose à l’approche du grand jour. Paris-Roubaix est son rêve, son obsession, un absolu qui le pousse à tant de sacrifices et de gestes de dévouement le reste de la saison. Equipier modèle 364 jours par an, Bert a décidé que le 8 avril, ce serait lui le patron. Si, au départ de l’Enfer du Nord, vous l’apercevez mains nues, à l’affût du moindre détail sur sa machine et totalement dans sa bulle, profitez-en, cet homme-là ne présente ce visage qu’une seule fois par an. A objectif exceptionnel, comportement et conditionnement exceptionnels… « Extra-terrestres », « surhommes », « guerriers du Nord », appelez-les comme vous le souhaitez, et soutenez-les !

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