Plein de panache, Jonas Van Genechten 7e de Binche à domicile

Quel final ! Couru sous une météo compliquée, la semi-classique belge Binche-Chimay-Binche s’est conclue par un final spectaculaire sur les pavés de la ville du Hainaut. Empruntée à quatre reprises avant l’arrivée, la montée finale dont le sommet était situé à 600 mètres de la ligne a donné lieu à un combat entre hommes (très) forts, parmi lesquels Jonas Van Genechten, qui a préféré jouer la gagne plutôt qu’une place d’honneur.

 

Sur ses terres du Hainaut, Jonas a bénéficié du soutien de l’ensemble du Club et fait jouer sa connaissance du terrain. «L’équipe a été présente toute la journée et lorsque la course s’est joué sur le circuit final, Bert (De Backer) et Bryan (Coquard) se sont sacrifiés pour moi. Adrien (Garel) nous a aidés en figurant dans le groupe échappé dans le final. J’étais deux places derrière lui lorsqu’il est sorti à 40 kilomètres de l’arrivée, mais j’ai pensé qu’il était trop tôt pour se découvrir. Leur écart grandissant, j’ai commencé à le regretter mais les Lotto-Jumbo ont roulé fort pour rentrer sur la tête…» La montée finale semblait être l’endroit où la course se jouerait mais c’est quelques dizaines de mètres plus tôt que le Néerlandais Van Poppel a tenté sa chance et réussi à faire le trou.

 

Une attaque qui valait le coup !

 

«J’étais bien placé dans ce dernier tour, toujours dans les bonnes roues, explique Jonas, très entouré à l’arrivée de sa course de cœur. Je ne m’attendais pas à ce que Van Poppel attaque avant la flamme rouge. J’étais dans la roue de Naesen et j’avais de telles sensations que j’ai décidé d’y aller.» Sorti du peloton à la poursuite du fuyard, Jonas coinçait un peu après le sommet de la côte. «Mon retard sur Van Poppel stagnait et je me suis retourné. Jempy Drucker roulait comme un fou pour rentrer mais il ne fait que 6e au final…» Repris à 200 mètres de la ligne, Jonas prend finalement la 7e place et peut être fier du cran démontré dans ce scenario haletant.

 

«Sortir comme ça sans attendre le sprint, ce n’est pas dans mes habitudes mais cela valait le coup. C’est la première fois que je suis au-dessus de certains des meilleurs spécialistes sur les pavés ! J’avais déjà vu Van Poppel sortir ainsi dans le final d’une étape du Tour de Wallonie, je savais qu’il serait difficilement rattrapable. J’étais à la fois proche et loin de l’homme de tête mais je ne regrette pas de m’être livré.» Jonas s’alignera dimanche sur Paris-Tours avec une confiance au top.

 

Adrien Garel, un néo-pro qui confirme

 

L’autre Glaz en évidence sur ce Binche-Chimay-Binche s’appelle Adrien Garel. Du haut de ses 22 ans, le spécialiste de la piste s’est glissé dans un groupe de gros bras au plus fort de la bataille. «Je me suis découvert sur le premier tour de circuit car je me sentais bien et que j’avais les jambes pour faire la course, détaille le néo-professionnel Francilien. Lorsque je me suis replacé, j’ai vu un groupe au loin avec le maillot de champion de Belgique et me suis dit qu’il devait y avoir des costauds devant. Avec sept autres coureurs, nous sommes revenus au prix d’un gros effort. Le peloton avait besoin de souffler, il ne fallait pas tarder pour ressortir et je me suis fait la peau comme jamais pour rentrer.»

 

Aux côtés de Lampaert, Stybar, Démare ou Laporte, Adrien a serré les dents. «Ca fait mal mais ça fait plaisir d’être entouré de si grands noms et de pouvoir peser sur la course en fin d’épreuve. Je me suis accroché mais il m’en a manqué un peu quand Stybar est sorti à la pédale à deux tours de l’arrivée. Ensuite, quand le peloton est revenu, j’aurais aimé donner un dernier coup de main à Jonas mais j’étais complètement occis…» Adrien disputera samedi le Tour de Vendée, en excellente condition physique et avec la certitude qu’il évolue désormais au niveau des meilleurs.

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