Rescapés du 3e RIMA, les soldats Glaz ont lancé 2019

Les coureurs du Vital Concept Cycling Club ont vécu une expérience unique et ô combien formatrice, la semaine passée, sur les terres morbihannaises du 3e Régiment d’Infanterie de Marine.


Réunis pour leur premier stage hivernal à quelques semaines du début de la saison 2019, les vingt-trois coureurs de l’effectif professionnel enregistré en Continentale Pro ont été mis à rude épreuve sans jamais rechigner à la tâche ou dévier de la ligne imposée par les troupes de l’Armée Française. De la piste d’audace du Fort de Penthièvre (Presqu’île de Quiberon) au corps à corps imposé au sein du Quartier Foch-Délestraint, en passant par la course d’orientation nocturne dans le Camp de Meucon ou l’éreintant parcours d’obstacles du lendemain matin, les Men in Glaz ont vécu des expériences dont ils se souviendront longtemps. Dans l’ordre alphabétique, les uns et les autres livrent ci-dessous les moments qui les ont le plus marqués au cours de ces trente heures en immersion dans un mode de vie martial et spartiate.


Yoann Bagot : «La marche nocturne de deux heures dans les bois. Je m’attendais à ce que notre bivouac soit assailli dans la nuit mais de là à vivre une telle expérience… C’est une chance d’avoir pu bénéficier d’un aperçu de la vie de soldat.»


Kris Boeckmans : «Un concentré d’émotions et de sentiments. Devoir se réveiller à 6h et marcher malgré la fatigue, tous ensemble, parce qu’on a attaqué notre campement après une nuit si courte… Tout est résumé là !»

 

Maxime Cam : «La course d’orientation à 2h du matin, sans lumière. On ne voyait absolument rien mais on l’a fait !»

 

Bryan Coquard : «Le moment où il a fallu ramper sur la plage de Penthièvre, mercredi en fin d’après-midi après avoir effectué la piste d’audace dans le Fort. Là, j’ai compris qu’on y était…»


Arnaud Courteille : «Le réveil sous les balles (fictives), à 6h du matin après une nuit passée à marcher ou à tenter de trouver le sommeil dans la forêt. Le genre de moments que l’on n’a heureusement pas l’habitude de vivre.»


Bert De Backer : «Le moment où nous nous sommes retrouvés trempés sur la plage de Penthièvre, le premier après-midi. Là, tu sais que tu vas passer des heures et des heures avec les pieds mouillés… C’est ce que je déteste le plus mais c’est comme ça et tu dois l’accepter. Alors tu l’acceptes, tu fais le truc jusqu’à ce qu’on te dise que c’est terminé.»


Corentin Ermenault : «Je retiens principalement le défi qu’a représenté la course d’obstacles sitôt la nuit dans les bois terminée. C’était «Un pour tous, tous pour un !» et l’ambiance était vraiment top. Passer plus de trente heures coupés de tout, hors du temps, il n’y a pas mieux pour vivre ensemble et tisser des liens. J’étais déçu lorsque qu’il a fallu quitter le camp et rentrer au Quartier.»


Marc Fournier : «Le réveil au bruit des Famas à 6h, alors que je venais de trouver le sommeil. La nuit a vraiment été compliquée. Pendant la course d’orientation, j’étais comme endormi et, le lendemain encore, je me demandais si tout cela s’était réellement produit. L’impression d’avoir évolué dans un rêve… »


Adrien Garel : «Le réveil en début de nuit pour aller galérer, s’accrocher pendant trois heures sans s’énerver ni se décourager. Dans notre groupe, Yvonnick (Bolgiani) souffrait du genou et notre rôle était de le soutenir, de continuer coûte que coûte, même tête baissée.»

Cyril Gautier : «Le réveil en pleine nuit pour partir chasser les balises en forêt. Je ne m’attendais pas à ça. En tout pas à partir si longtemps…»

 

Steven Lammertink : «La marche de nuit sans lumière. Je me suis demandé « qu’est-ce qu’on fout là ? » mais, au final, c’était une sacrée expérience. Quelque chose qu’on ne fait pas tous les jours.»

 

Johan Le Bon : «La visite du Fort de Penthièvre par l’instructeur, où nous avons appris l’histoire de ce lieu. Très émouvant… Et puis je n’oublierai pas le moment où j’ai enlevé mes chaussures après le parcours d’obstacles. Le soulagement absolu.»

 

Jérémy Lecroq : «Le parcours du combattant, avec tous ces obstacles à franchir. Le moment plus dur mais le plus génial car nous avons tous pu compter sur le soutien de nos équipiers. Super intéressant.»

 

Lorrenzo Manzin : «Cette marche nocturne pour aller chercher les balises. J’ai franchement subi mais il fallait rester au contact du groupe, ne pas lâcher. Idem lorsque nous devions prendre nos tours de garde autour du bivouac en pleine nuit. Il fallait être solidaires, nous avons été sortis de notre quotidien et j’ai personnellement vécu une sorte d’ascenseur émotionnel. J’étais revenu de l’Ile de la Réunion 48 heures plus tôt… Choc assuré.»

 

Julien Morice : «Je garderai en mémoire ce moment où nous nous sommes tous retrouvés autour du feu, à 4h du mat’, de retour de la course d’orientation. Un beau partage entre nous et avec les soldats.»

 

Justin Mottier : «Le rassemblement à 23h30, avant de repartir en pleine nuit pour la course d’orientation. Je venais tout juste de trouver le sommeil… Un moment pas sympa.»

 

Patrick Müller : «Un bon moment : la soupe partagée autour du feu à 3h du matin, au retour de la marche nocturne dans les bois. Tous ensemble, bien fatigués après avoir chassé les balises. Très fondateur.»

 

Quentin Pacher : «Le simple fait d’être dehors en pleine nuit, au cœur de novembre. Une expérience inoubliable.»

 

Kévin Reza : «Cet atelier « saut de puces » au Fort, où j’ai dû surmonter ma peur du vide alors que je ne pensais pas y arriver. J’y suis parvenu grâce aux instructeurs qui m’ont poussé et le regard des collègues. Je ne pouvais pas me défiler. Ensuite, il y a eu ce moment où j’ai accepté de manger un gâteau proposé par le sergent-chef devant tout le monde. Je l’ai payé cash et ai dû terminer la journée en portant mon jerrican d’eau mais, au final, c’était vraiment bien.»

 

Pierre Rolland : «Le réveil dans les bois à 6h, alors que j’étais dans mon premier sommeil. J’ai entendu pétaradé et je ne me suis vraiment réveillé que trois heures plus tard, sur le parcours d’obstacles.»

 

Jimmy Turgis : «L’aventure collective en pleine nuit, où chacun sait qu’il peut faire confiance aux autres. Très instructif et enrichissant.»

 

Jonas Van Genechten : «J’ai appris pas mal de choses pendant ce stage mais je n’en retiendrai qu’une : je n’imaginais pas qu’autant de gars étaient capables de ronfler en même dans un si petit espace. La nuit sous la bâche a été une vraie épreuve…»

 

Arthur Vichot : «Les nombreux réveils. On avait du mal à s’endormir… et paf, il fallait se lever ! Pendant la course d’orientation en pleine nuit, j’ai vraiment souffert et je me suis senti comme un suiveur. Un boulet, même, en pilote automatique. J’ai ensuite été marqué par l’odeur des gants de boxe, lors du dernier après-midi. Ce stage m’a confirmé que l’armée n’est pas faite pour moi mais, ça, je le savais déjà. Voilà typiquement le genre d’expériences où il faut savoir voir le verre à moitié plein. C’était comme un jeu de rôle pendant deux jours et, au final, on en retient le côté marrant.»

 

Le manager général Jérôme Pineau a, lui, apprécié «la rigueur et l’implication, voire le plaisir de chacun. J’ai moi aussi eu des moments de découragement mais c’était interdit de lâcher… Quel exemple cela aurait été vis-à-vis du groupe ?»

Une fois terminé ce «Glaz Camp» en mode camouflage, les troupes ont poursuivi le stage avec un atelier culinaire où chacun s’est surpassé afin de livrer le meilleur repas jamais dégusté en 2018, puis vint l’heure de participer au premier Fest Glaz de l’histoire. Une randonnée à vélo partagée avec les supporters du Club pour marquer le retour aux affaires des Men in Glaz, suivie d’un Forum d’échanges entre le public et les coureurs puis une vente aux enchères au profit des associations Un Maillot Pour La Vie, Akéhane et Rires et tapages chez les Hirschprung.

 

Voici le club lancé vers 2019 avec l’envie de briller dès le début de saison et de poursuivre sa montée en puissance dans la hiérarchie mondiale. Au programme des Glaz et Noirs dans les semaines à venir : un stage à Oliva (Espagne), du 11 au 20 décembre, la présentation des équipes (Vital Concept-B&B Hôtels et VCP Loudéac) le vendredi 4 janvier à Grand-Champ (Morbihan), puis un nouveau stage ibérique, du 11 au 20 janvier à Gandia, non loin d’Oliva. La saison 2019 des Men in Glaz débutera au Gabon, où le Club participera à la Tropicale Amissa Bongo du 21 au 27 janvier.

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